Biologie
Effets des traumatismes de l'enfance sur les gènes du cerveau
Des chercheurs de l'Université McGill et de l'Institut Douglas ont découvert que la présence ou l'absence de sévices à un âge précoce pouvaient altérer l'ADN.
Les chercheurs ont étudié un échantillon de 36 cerveaux, dont 12 de suicidés ayant été victimes de mauvais traitements, 12 de suicidés n'ayant pas été victimes de mauvais traitements et 12 témoins. Ils ont découvert différentes marques épigénétiques dans les cerveaux des sujets qui avaient subi des sévices. Ces marques agissent sur le fonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), qui module la réponse au stress et peut augmenter le risque de suicide.
Ces résultats confirment les observations effectuées sur des rats, selon lesquelles les soins maternels jouent un rôle significatif sur les gènes qui contrôlent la réponse au stress. "L'expérience clinique nous a appris qu'une enfance difficile peut avoir des conséquences sur le cours de la vie. Aujourd'hui, nous commençons à comprendre les conséquences biologiques des sévices psychologiques", souligne Gustavo Turecki, du Département de psychiatrie, et Moshe Szyf, professeur au Département de pharmacologie et thérapeutique.
Cette étude publiée dans "Nature Neuroscience" se base sur des résultats publiés en mai dernier démontrant que les mauvais traitements subis pendant l'enfance laissent des marques épigénétiques sur l'ADN.
G.A.
Bulletins Electroniques
16/03/2009
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