Physique
Les promesses des cellules solaires organiques
Dans la course aux énergies renouvelables, les cellules solaires organiques font actuellement l'objet d'une accélération considérable. Obtenues très simplement, à faible coût et avec un faible impact environnemental, compatibles avec des substrats flexibles, elles permettent d'envisager de nombreuses applications : emballages, vêtements, écrans flexibles, recharge de téléphones cellulaires ou d'ordinateurs portables. Des équipes du Laboratoire d'Ingénierie moléculaire d'Angers (CNRS/Université d'Angers) et du Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse (CNRS/Université Strasbourg 1) viennent d'obtenir un rendement record avec des cellules solaires à base de molécules organiques. Leurs travaux sont publiés en ligne sur le site de la revue Journal of Materials Chemistry.
L'énergie solaire photovoltaïque permet de produire de l'électricité par transformation d'une partie du rayonnement solaire grâce à des cellules solaires, reliées entre-elles pour former un module solaire photovoltaïque. Actuellement, les cellules solaires commercialisées sont composées de matériaux inorganiques, comme le silicium.
De nombreuses recherches internationales visent à mettre au point des cellules solaires composées de semi-conducteurs organiques (à base de molécules carbonées). Bien que leurs performances soient encore très inférieures à celles des cellules à base de silicium cristallin (environ 5% de rendement contre 15% pour les cellules en silicium), elles offrent de multiples avantages. Contrairement au silicium cristallin dont la production nécessite de très hautes températures, leur fabrication implique un faible coût financier et énergétique et un faible impact environnemental, arguments non négligeables quand on parle d'énergie renouvelable. De plus, leur mise en forme à l'aide de procédés en solution (par exemple à partir d'encres ou de peinture) permet de couvrir de grandes surfaces et des substrats flexibles (films, textiles).









